• Au printemps tu verras je serai de retour

    Cet amour est la fourmilière de mon cœur ; il suffit d'y donner un coup pour qu'il frémisse et que j'en sois transie de nouveau.
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    Un regard circulaire

    Et toujours, je me sens étrangère

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    J'ai froid

    Mon corps recroquevillé n'a guère d'habits

    N'a guère de ventre chaud contre lequel se lover ou de bras pour l'envelopper

     

    C'est un corps seul et mal-aimé

    Un corps qui dysfonctionne mais qui s'admire

     

    Car il est là

    Lancinant mais s'élançant toujours en avant

     

    Tu n'as plus d'amour pour moi

    Je ferai sans.

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    On est ici comme parmi les sépultures ; tes mots sont aussi morts que mes aïeux.

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    Mon doigt gracile sur l'hémisphère de ta peau

    Grains de beauté 

    Épiderme lisse

    Poils 

    Mes lèvres chérissent ton corps mal-aimé

    Ton pectoral rond 

    Ton sourire charmeur

    Ta lèvre mordue

    Ton sexe mou

     

    J'y aurai voyagé, sur ton pauvre corps. J'aurais pu en faire le tour incessamment, si tu ne t'étais pas vivement plaqué contre les draps. Je l'aurais célébré de mon toucher.

     

    Mais tu ne veux pas de moi. 

    Je le sens. 

    Me baiser ne te procure plus aucune sensation ; ce n'est plus qu'un automatisme issu d'un passé révolu.

    Tu jouis comme un spectateur.

    C'est fade. Terriblement fade.

    Ni mon corps, ni le tien, ni la jonction de nos deux corps ne décantent le Beau.

    Je me souviens ; tu m'avais dit, penché sur moi : « Regarde comme c'est Beau. »

    Maintenant tu m'empoignes fermement.

    Mais tu ne dis plus rien.

     

    Les beaux souvenirs ; trêve de Carpe Diem. Ton sourire, ton sourire, ton sourire ! quand a-t-il cessé d'être sincère ?

     

    Tu ne m'aimes pas.

    Ne t'y force pas.

    Tu te retrouveras chez une autre, toi qui te perdis en moi.

    Je me déteste aussi à ne pas pouvoir être aimée de toi. 

    Tant pis, encore une fois.

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    Cher jour trois cent, 

     

    Aujourd'hui, nous célébrons un heureux événement.

    Le testament que j'avais rédigé me semble maintenant bien édulcoré, mais il reflète bien les préoccupations qui sont les miennes aujourd'hui.

    [...] Je me déteste d'avoir aimé ne pas être aimée, et de m'être complu dans la non-réciprocité.

    [...] La peluche m'observe avec des yeux réprobateurs désormais, elle me rend triste et me fait peur. 

     

    J'ai encore ses ongles imprimés dans la peau de mon ventre.

     

    Arrachez-moi le ventre.


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