Mon chemin était toujours celui des caniveaux. J'essayais de ne pas m'encrasser en les suivant. C'était paradoxal, vous conviendrez, de suivre le caniveau pour trouver la lumière.---- Ma lumière... Lumière, je tends les mains vers ta douce chaleur. Liez-moi-les...
Cet amour est la fourmilière de mon cœur ; il suffit d'y donner un coup pour qu'il frémisse et que j'en sois transie de nouveau. ---- Un regard circulaire Et toujours, je me sens étrangère ---- J'ai froid Mon corps recroquevillé n'a guère d'habits N'a...
Junsee avait roulé un joint. C'était de la beuh thérapeutique, soit disant, qu'on prescrivait à tout venant pour calmer les ardeurs sentimentales. Elle exhalait sa fumée doucement, solennellement, imaginant qu'elle lui conférait une certaine contenance...
Et puis tout à coup la lumière fut étouffée et l'obscurité demeura. Bien sûr, je n'eus, dans un premier temps, rien qu'envie de pleurer et de me recouvrir de mes minces plumes. Ce genre d'indignités me traversait souvent l'esprit. Je cherchais quelque...
L'âtre, mon allégorie, substance volatile, donne naissance à mes images ! Devenu mon fruit, mon reflet, je me souvenais, la poésie et les riresMaintenant ce n'est plus qu'envie de vomir.J'approchai mes doigts du feu, un éclat de curiosité malsain dans...
Mais quinze jours face à l'éternité, qu'est-ce que c'est ?---- Tu ne t'es pas refusé à moi ; tu t'es refusé à l'amour, l'amour grand, celui des grands mots et de l'amour du risque ; le vertigineux, l'enraciné, le terrible. Tu as pris peur, ce qui est...
Encore dans ma tête charmeuse contine Me harcèle me séduit m'intime Coupe de toi-même cette tendre chair Les autres ne savent pas assez bien le faire... Ce sang qui alimente doucement mes artères Aspire à jaillir saturer l'air maculer la terre Dans cette...
Elle avait le regard vide. Son existence s'était annihilée dans l'instantanéité de la gloire. Ses yeux fixaient l'horizon sans ciller. Les derniers rayons du soleil illuminaient la partie gauche de son visage, tandis que l'autre se tapissait déjà d'ombre....
L'étendard de la morale brûlait. Je le contemplais, immobile, comme happée par sa présence. Le monde n'avait plus aucun sens, il n'était que désolation et anomie.Tu étais là, toi aussi, tu te réjouissais du feu de joie. Seul. Une ombre enflammée se projette...
La chaleur de ta peau nue qui lentement se colle à la mienne Tes mains qui effleurent ma hanche pour chercher mes mains et m'envelopper... Je t'aime étrangement et j'ai envie de mourir quand je pense que tu ne m'aimes pas.---- Mes pensées sont folles...
Je ne pense à rien. Ma tête s'affaisse sur la table, je jette un regard à l'intense bleu du firmament à travers la vitre. Il n'y a pas un nuage dans le ciel. Les bruits des niveleuses et des bétonneuses étouffent ceux des grillons, des cigales, des criquets....
Ce machin, c'est à la fois un truc de gros rebelle et de fragile. Je vous jure, je reconnais même pas mon pauvre Xander. Pardonne-moi, Xander._________________________________________________________________________ Je frappe à la porte de la salle de...
Complaisant désespoir on s'y love comme au creux de la paume familière----- L'albatros aux dents aiguisées avait une drôle de tête qui l'intriguait lui-même lorsqu'il en croisait le reflet. Il y avait une certaine inadéquation entre ses grands yeux bruns,...
C’était un monde sans couleurs, entièrement de nuances noires et grises. Chaque jour s’y profilait à l’instar d’un long gémissement ; cette amertume éparse et continue, entretenue sous le joug de la monotonie. La maladie faisait des souvenirs des réminiscences,...
Jadis semées par la poétesseLes semences de cette jeunesseContre le terreau furent piétinéesAllées et venues, capharnaüm damné Les fleurs avortées, muet souvenirÉpanchent leur parfum de repentirComme la punaise écrasée sa pestilenceDans l'espace clos,...
Cette rage qui émulsionne quand son sourire se fait grand pour se conjuguer à celui des autres. C'est presque comme s'il réclamait ma vengeance. --- L'albatros a déployé ses ailes Il était d'autant plus aisé de l'abattre---- « Tes dents sont aiguisées....
Ta main dans la mienne comme une solitude en commun. Ton vif regard déconstruit le miteux de mon esprit, plaque les murs gris de rires, de sourires et de baume au cœur. La certitude de ta présence est le réconfort d'une vie étrangère ; bientôt, tu deviens...
Je suis revenue vers toi car il n'y a plus personne pour lire ce petit bout de moi. Tu n'es pas quelqu'un, mais tu es au moins l'espoir d'un œil las. Jour 220 (12/07/2018) : Je sens la poésie étreindre mon cœur La vacuité de la vieéphémère ; qui, incoerciblese...
Il s'agit d'un texte que j'ai écrit fin septembre en réaction à mon improductivité et mon insatisfaction. Depuis lors, j'ai l'impression d'avoir fait d'assez gros progrès sur moi-même, quoique le plus gros reste à faire : reprendre le réflexe d'écrire....
J'ai eu sacrément peur ! J'avais reçu un mail d'inactivité bouhouhou... Imaginez, les pubs qui infestent votre blog et vous, impuissant, aaaah ! Quoi qu'il en soit je ne peux plus poster avant un moment. Mon frère, quoique possédant un poids décent, a...
J'ai l'impression d'être amie avec des personnesque je connais depuis à peine 10 jours. C'est agréable. Je n'ai plus l'imagination en effervescence. Je me souviens de son visage de son nom de son sourire de sa voix de l'ambiance qu'il mettait dans la...
Ton sourire m'émeut dans la conscience qu'un jour, tu me souriras d'une autre manière, et bientôt plus. Comme un malaise, ce matin, qui l’éprend. Il s’est installé la veille : des pensées sournoises se nichent dans un esprit calme comme l’eau d’une rivière...
Je me suis encore réveillée de ma sieste avec cette oppressante sensation dans la poitrine. C'est pour éviter cette sensation-là que je me les suis interdites il y a quatre ans. Deux ans plus tard environ, j’ai pu refermer les yeux, et surtout, les rouvrir...
Bientôt je m'en retournerai là où je fus en ta compagnieAnimée par ton souvenir Je franchirai infaillible les huttes et les sentiers Que ta main et tes rires m'exhortaient à gravir---- Engloutie Par le temps, la fainéantise et l'amourMe voilà qui cours...
Il nous faut bien t'oublier. Le vivant, cette actualité trépidante... Il nous faudrait vivre reclus et observer tes photographies tous les jours pour que tu puisses encore exister pour nous. Pourtant, aujourd'hui, cette tristesse déchirante me réveille...