Parce que j’écris j’embrasse ma solitude. Je tente de saisir la complexité du monde qui m’entoure, de le restituer sans simplification excessive. Je fais attention à la vraisemblance des personnes qui, sous ma plume, deviennent mes personnages. Relation...
Lire la suiteY a-t-il quelque chose de plus beau, finalement, que de sentir ma beauté dans le regard d'un autre ? Dans ces regards-là tout devient possible, la banalité se charge d'évidence et de magie. Moi, je souris à m'en décrocher la mâchoire, forte de ce potentiel...
Lire la suiteLe fil des jours, ces derniers temps, me portait à une évidence : j’étais sauvée. L’amour des autres, et plus encore, celui que je me sens capable de leur porter, m’ont sauvée de la maladie. Les autres, c’était mes proches, mais aussi beaucoup de nouvelles...
Lire la suiteAdéquation de moi-même dans les récits d’une autre, bien plus sordide que les miens. Qu’est-ce qu’il m’est arrivé de si terrible ? J’ai été agressée, j’ai été violée, et puis, j’ai été trahie quand je croyais enfin pouvoir goûter à l’insouciance – être...
Lire la suiteJ’ai voulu y croire, j’ai voulu rêver que le royaume de la littérature m’accueillerait comme n’importe lequel des orphelins qui y trouvent refuge, mais même à travers l’art, on ne peut pas sortir vainqueur de l’abjection. La littérature ne m’a pas sauvée....
Lire la suite[Non, ce n’était pas encore fini, loin s’en faut : châtiment sisyphéen, chaque jour il devait effectuer le même cheminement dans sa tête pour accepter la situation. Mais, à la différence de Sisyphe, chaque jour, il avançait un peu plus sur la montagne,...
Lire la suiteJe ne sais plus si je t'aime on verra demain ---- J'ai envie de partir. Le plus loin possible. Pas de voyager - il y a une attente qualitative dans le voyage - ; de partir. Substituer un paysage à un autre, perpétuellement. Être toujours, toujours en...
Lire la suitePenser, c’est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié (Le Mythe de Sisyphe, Albert Camus). L’Albatros s’était trouvé une nouvelle passion et il la pratiquait avec acharnement : il pleurait comme un Moineau,...
Lire la suiteTon sourire m'émeut dans la conscience qu'un jour, tu me souriras d'une autre manière, et bientôt plus. Comme un malaise, ce matin, qui l’éprend. Il s’est installé la veille : des pensées sournoises se nichent dans un esprit calme comme l’eau d’une rivière...
Lire la suiteSon corps corrodé exhibe un désir pourri :Sur son dos sporagineux en honte ostensiblePullulent et grouillent de cireuses caninesCette chimère à qui chacun donne misèreTu trouves à aimer dans ses difformités. [Hélas la Dysharmonie l'a emporté.]
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